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Revue de presse
hebdomadaire N°77 du 8 janvier 2002
®Medespace
2002
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sous la
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sur l'état actuel de la recherche, que les
données présentées sont susceptibles de
ne pas être validées (notamment en France par
l'AMM) et ne doivent donc pas être mises en pratique
systématiquement.
A propos de la synoviale "poubelle".
L'étiologie infectieuse de certaines arthropathies
comme les arthrites réactionnelles est
évoquée depuis longtemps et les progrès
de la biologie moléculaire ont permis de confirmer
notamment la présence de Chlamydiae en
l'occurrence vivants et actifs dans la membrane synoviale de
malades atteints de FLR. Cette importante étude
réalisée par l'équipe de R. Schumacher
avait pour objectif la recherche systématique
d'agents bactériens par biologie moléculaire
à partir de nombreux échantillons de membranes
synoviales et d'étiologies diverses. Au total,
l'analyse porte sur l'ADN recueilli à partir de 232
membranes synoviales et 5 liquides. Tous initialement ont
été testés et négativement pour
les Chlamydiae, pour Borrelia burgdorferi et
pour certains mycoplasmes. Les auteurs ont effectué
une amplification génique non spécifique puis
ils ont cloné et séquencé les produits
d'amplification. Au total, 23 échantillons sont
positifs, soit 9,7%. Les affections rhumatologiques sont
particulièrement diversifiées : 2
rhumatismes psoriasiques, 6 arthrites
séronégatives, 3 arthroses, 3 arthrites
réactionnelles, 4 polyarthrites rhumatoïdes...
Les germes identifiés sont eux aussi d'origine
diverse (germes du genre Neisseria, Acinetobacter,
Moraxella, Pseudomonas...). Enfin, les auteurs signalent la
possibilité de plusieurs ADN bactériens dans
un même prélèvement (35% des
échantillons ont de l'ADN de 2 à 3 germes
différents).
> Gerard HC, Wang Z, Wang GF et al. Chromosomal
DNA from a variety of bacterial species is present in
synovial tissue from patients with various forms of
arthritis. Arthritis
Rheum. 2001 Jul;44(7):1689-97.
Essais thérapeutiques dans l'arthrose :
peut-on préalablement identifier les
répondeurs au placebo ?
Les essais cliniques qui portent notamment sur l'utilisation
des AINS dans l'arthrose s'effectuent en règle
après une période dite de wash-out,
période devant amener à une aggravation de la
symptomatologie juste avant l'introduction du ou des
traitements de l'étude. Or, le caractère plus
ou moins important de cette aggravation est susceptible de
conduire à des erreurs méthodologiques de type
I ou de type II. En effet, en cas d'aggravation
préalable très importante, on peut facilement
imaginer assister à une amélioration quel que
soit le traitement, et notamment donc dans le groupe placebo
(possibilité d'erreurs de type I soit de non
différence significative entre le placebo et un
traitement pourtant actif). Les auteurs se sont ici
interrogés sur la possibilité de quantifier
cette aggravation préalable et de juger de la
pertinence de cette quantification à partir d'une
étude antérieure réalisée chez
205 sujets (étude de la darbufelone versus
naproxène versus placebo). L'analyse est faite
avec l'indice WOMAC comme critère d'efficacité
et un index d'intensité d'aggravation à partir
de 4 critères (stratification par tertiles). Les
auteurs montrent qu'il existe une amélioration du
score WOMAC chez les patients recevant le traitement actif
et classés dans les sous-groupes avec initialement la
plus faible aggravation lors de la période de
wash-out. Par contre, l'amélioration du score WOMAC
s'observe qu'il s'agisse de traitements actifs ou de placebo
dans le sous-groupe ayant eu une aggravation
préalable importante.
> Scott-Lennox JA, McLaughlin-Miley C, Lennox RD et al.
Stratification
of flare intensity identifies placebo responders in a
treatment efficacy trial of patients with
osteoarthritis.
Arthritis Rheum. 2001 Jul;44(7):1599-607.
Léflunomide versus sulfasalazine :
résultats à 2 ans.
Il s'agit de la présentation des résultats
à 1 et 2 ans d'une étude prospective,
contrôlée, randomisée, double aveugle,
ayant analysé initialement sur 6 mois le rapport
efficacité/tolérance du léflunomide
versus sulfasalazine versus placebo dans le
traitement de la polyarthrite rhumatoïde (PR). 358
malades ont été inclus. A 6 mois, il a
été proposé aux sujets de poursuivre
l'étude en sachant que le groupe placebo était
alors traité par sulfasalazine. 197 sujets seront
traités entre 6 et 12 mois et 146 entre 1 et 2 ans
(116 sujets en analyse complète à 2 ans).
Les résultats sont en faveur du maintien de
l'efficacité du léflunomide à 1 et 2
ans. Il existe même une supériorité
d'efficacité du léflunomide à 2 ans
comme en témoigne notamment le nombre de sujets
répondeurs ACR 20% (soit 82% versus 60%, p < 0,01)
(figure
1).
La différence est significative aussi en ce qui
concerne l'opinion globale du médecin (p = 0,03),
l'opinion globale du malade (p < 0,001) et
l'amélioration moyenne du HAQ (-0,65, -0,66, p =
0,0149).
Il n'y a pas d'aggravation radiologique entre 6 et 24 mois
dans le groupe léflunomide. En termes de
tolérance, celle-ci apparaît comparable dans
les deux groupes sans aucun accident grave sous
léflunomide au cours de l'extension d'un an et
demi.
Une augmentation transitoire des transaminases a
été constatée dans 3 cas sous
léflunomide et 5 cas sous sulfasalazine. Il y a eu 2
cas d'agranulocytose sous sulfasalazine. La fréquence
de la diarrhée sous léflunomide qui
était de 17% à 6 mois n'est plus que de 2%
à 2 ans. Le taux d'hypertension artérielle
potentiellement induit sous léflunomide est de 2%.
Enfin, une seule néoplasie s'est
déclarée chez les malades traités sous
léflunomide versus 6 sous sulfasalazine.
> Scott DL, Smolen JS, Kalden JR et al. Treatment
of active rheumatoid arthritis with leflunomide: two year
follow up of a double blind, placebo controlled trial versus
sulfasalazine. Ann
Rheum Dis. 2001 Oct;60(10):913-23.
QUID de l'évaluation d'un syndrome du
défilé thoracobrachial ?
Il n'est pas exceptionnel que le rhumatologue soit
confronté à une symptomatologie fonctionnelle
compatible avec un syndrome du défilé
thoracobrachial (SDTB). Des auteurs lillois rapportent
l'analyse respective des manuvres cliniques, des
explorations neuroélectrophysiologiques, de
l'écho-Doppler et de l'angioscanner spiralé au
diagnostic positif de SDTB. Il s'agit d'une étude
prospective qui a inclus de façon consécutive
48 cas de possible SDTB. En l'absence de Gold standard, le
diagnostic final était retenu sur un faisceau
d'arguments. Le diagnostic de SDTB a ainsi été
porté dans 31 cas. Sur le plan clinique, les
sensibilités et spécificités de chacune
des manuvres apparaissent médiocres
(manuvre de Wright, d'Adson, de Tinel, de Ross, et la
manuvre dite "haut les mains"). La positivité
de deux manuvres, dont celle d'Adson, pour autant est
bien corrélée au diagnostic final (p <
0,001). A titre d'exemple, la combinaison de la
manuvre d'Adson et de Wright donne une
sensibilité de 79% et une spécificité
de 76%. Ces chiffres sont considérablement
améliorés par l'apport de
l'écho-Doppler (obtention d'une sensibilité de
84% et d'une spécificité de 89%). Les
radiographies sont normales dans 40 cas. Les PES sont
toujours normaux. L'EMG est normal dans 35 cas (6 syndromes
du canal carpien...). L'angioscanner a été
interprété comme anormal dans 25 cas
(sténose vasculaire > 50 %). Il existe cependant
une fréquente discordance avec l'écho-Doppler.
Dans 6 cas, cet examen illustre une double
sténose.
Cette étude descriptive reste particulièrement
intéressante au-delà du principal biais
méthodologique qui est un biais de jugement (les
examens sont évalués selon le diagnostic final
à l'élaboration duquel ils ont indirectement
contribué).
> Gillard J et al. Syndrome du défilé
thoracobrachial : intérêt diagnostique des
manuvres cliniques, des examens échographiques
et électrophysiologiques, apport de l'angioscanner
spiralé. Etude de 48 patients. Rev Rhum 2001 ;68
:850-8.
PR débutante : intérêt de l'IRM
dédiée.
Plusieurs travaux au cours de ces dernières
années ont illustré la sensibilité de
l'IRM dans la détection notamment des érosions
au cours de polyarthrites rhumatoïdes
débutantes. Ce travail danois analyse les
résultats obtenus grâce à une IRM
dédiée de bas champ, technique potentiellement
moins coûteuse, plus confortable pour le malade et
probablement plus adaptée en pratique courante. Il
s'agit de 25 cas consécutifs de PR débutante
(évoluant depuis moins de 1 an - médiane des
symptômes = 122 jours). 24 sont séropositifs et
aucun n'a été préalablement
traité par corticoïde ou traitement de fond.
L'étude comporte par ailleurs l'analyse de 3 sujets
témoins. Les malades ont fait l'objet d'un examen
clinique avec évaluation des synovites,
d'explorations biologiques et de radiographies standard.
L'IRM dédiée (0,2 Tesla) a été
effectuée aux poignets et pour les 2, 3, 4 et
5ème MCP (lecture indépendante par
un rhumatologue). Aux poignets, l'IRM détecte 34
érosions au total versus aucune sur les
radiographies standard. Pour les MCP, l'IRM permet de
retrouver 23 érosions contre 6 sur les radiographies
standard (ratio = 9,5 pour 1). Une seule érosion
visible sur les radiographies n'est pas visualisée en
IRM. Il n'y a aucune érosion chez les 3 sujets
témoins. La présence d'érosions est
corrélée avec le score IRM de synovite.
Concernant les synovites (évaluées en grade de
0 à 4 selon l'importance du rehaussement du signal
après injection de gadolinium), l'IRM en
détecte 79 versus 41 pour l'examen clinique (dans 5
cas, il existe une ténosynovite clinique avec IRM
normale). Dans 51% des cas, il existe une synovite en IRM
alors que l'examen clinique est normal.
> Lindegaard H, Vallo J, Horslev-Petersen K et al.
Low
field dedicated magnetic resonance imaging in untreated
rheumatoid arthritis of recent
onset. Ann Rheum
Dis. 2001 Aug;60(8):770-6.
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